Pour une rentrée offensive

Publié le par unef

La  rentrée  universitaire  se  déroule  dans  un  contexte d'attaques répétées  contre le  service public et les acquis sociaux : loi sur le service  minimum  dans  les  transports et remise en cause du droit de grève,   annonce  de  la  mise  en  place  de  franchises  médicales, suppression de plus de 22 800 postes de fonctionnaires, etc...
L'enseignement  supérieur et la recherche ne sont pas épargnés. La loi relative  «  aux  libertés et responsabilités des universités », votée dans l'urgence  pendant l'été, en décalage total avec les aspirations de la communauté universitaire, est mauvaise et dangereuse. Mauvaise, car elle n'apporte  aucune  réponse aux besoins du service public de l'enseignement supérieur et de la recherche, en particulier concernant le  développement  des connaissances, la démocratisation de l'accès et de  la  réussite  des  étudiants. Dangereuse, car, à travers l'abandon d'une  responsabilité  nationale  de  l'Etat,  la  multiplication  des possibilités  de  recrutements de non titulaires, la concentration des pouvoirs  autour  du  président, cette loi creuse les inégalités entre les  établissements,  les  personnels et les étudiants et s'attaque au service  public  de  l'enseignement  supérieur et de la recherche et à leur  unité  indispensable  au  développement  d'une politique de long terme répondant à tous les besoins sociaux.              

Les organisations  signataires s'opposent au contenu et aux conséquences  de  la loi adoptée par le parlement, qu'elles jugent toujours inacceptable.
Elles dénoncent en particulier les possibilités de désengagement  politique  et financier de l'Etat, les reculs de la démocratie au sein des conseils, ainsi que la précarisation accrue des personnels,  la  remise en cause des missions des organismes nationaux de recherche publique, menacés d'être transformés en  agences de moyens. Elles exigent à minima de profondes modifications sur ces
points essentiels.
 
La  rentrée universitaire s'effectue sans moyens nouveaux : absence de création   de  postes  dans  l'enseignement  supérieur  et  dans  les organismes publics de recherche malgré les besoins et sous le signe de la  suppression de  11  800 postes dans l'enseignement secondaire qui remettent en causes les conditions d'enseignement et d'études dans les collèges  et  lycées,  et qui ferment de nombreux débouchés à des étudiants engagés depuis plusieurs années dans des formations préparant aux concours de l'enseignement. Les organisations signataires dénoncent cette politique régressive.        

Les  organisations signataires se mobilisent également pour que les annonces concernant l'augmentation du budget 2008 de l'enseignement supérieur et de la recherche se traduisent dans les faits par une amélioration des conditions de travail et de réussite  dans les établissements: emplois  statutaires et  budgets  Elles  réclament également des mesures d'ampleur pour répondre à l'urgence sociale et à l'augmentation de la précarité étudiante en cette rentrée. Elles dénoncent la réforme et l'augmentation du crédit d'impôt recherche annoncée par la Ministre de l'Economie et des finances, dont l'inefficacité est attestée et dont le coût pour les finances publiques est évalué à 2,5 milliards d'euros au total. Dans ce contexte de tensions, les organisations signataires affirment leur volonté de créer les conditions de l'action collective pour une rentrée universitaire offensive. Pour cela, elles entament dès à présent un travail d'information des étudiants et des personnels, et appelleront au plus vite à des initiatives communes (réunions d'informations, assemblées générales, etc...) dans les établissements.

 

Signataires: UNEF ;FSU: SNESUP , SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP.
UNSA:SUP RECHERCHE, A & I, SNPTES
CGT: SNTRS, FERC-SUP, UN-CROUS, UGICT
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Publié dans unef.orleans

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