L'UNEF regrette la nouvelle augmentation des frais étudiants et demande au ministère des mesures d'urgence pour garantir le pouvoir d'achat étudiant à la rentrée

Publié le par unef

Le ministère a annoncé aujourd’hui, une augmentation des frais d’inscription de 1.7%. De plus le gouvernement envisage d’augmenter la cotisation au régime étudiant de sécurité sociale de 3 euros (+1.6%) et le prix du ticket Resto U de 0,5 centimes (+1,82%).

L’UNEF dénonce ces augmentations, toutefois inférieures à celles des années précédentes, qui vont encore alourdir cette année le coût de la rentrée étudiante. Le pouvoir d’achat des étudiants ne cesse de diminuer depuis cinq ans. Le milliard d’euros annuel promis par le gouvernement pour l’enseignement supérieur doit au contraire permettre de revaloriser le pouvoir d’achat des étudiants et de garantir un financement décent des universités.

Frais illégaux : en finir avec le double discours

L’UNEF salue l’engagement de la Ministre de l’enseignement Supérieur et de la Recherche de supprimer les frais d’inscriptions illégaux, et demande à ce qu’enfin, cette année, cette promesse soit suivie d’actes.
L’UNEF a cette année lancé deux procédures au tribunal administratif contre les universités d’Aix Marseille 3 et d’Angers pour pratiques de frais complémentaires. Lors de l’audience au tribunal d’Aix Marseille le commissaire au gouvernement à jugé les frais perçus par l’université comme illégaux. L’UNEF attend le jugement du Tribunal d’Aix Marseille et ira plaider le mercredi 4 juillet au Tribunal Administratif de Nantes.
 L’UNEF rendra public cette année encore le recensement des universités dans l’illégalité et souhaite que le Ministère intervienne directement pour faire cesser ces pratiques.  
Aides sociales : il y a urgence à agir

Alors que le gouvernement sait agir vite et efficacement lorsqu’il s’agit de revaloriser les frais étudiants, il tarde en revanche à prendre les mesures sociales nécessaires pour la rentrée. Trois semaines après le lancement des concertations concernant les conditions de vie étudiante, le ministère ne semble pas avoir pris la mesure de l’urgence à agir en mettant en place un collectif budgétaire et des moyens dans le cadre du Projet de Loi de Finance 2008. Si les taux annuels des bourses ne sont pas rendus publics sans délai, un retard inévitable sera pris sur le versement des bourses à la rentrée universitaire. Dans un contexte de baisse continue du pouvoir d’achat, l’UNEF exige que des mesures conséquentes soient prises immédiatement par le gouvernement, en particulier en revalorisant les bourses de 5% pour rattraper le pouvoir d’achat perdu depuis 2001, en augmentant le nombre d’allocation d’études et en s’engageant à verser un dixième mois de bourse aux étudiants.
Ces mesures d’urgence sont d’autant plus nécessaires que la non prise en compte des salaires étudiants dans le calcul des bourses annoncé par M. Bertrand ne sera pas applicable avant la rentrée 2009-2010.
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Publié dans unef.orleans

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