Zoom sur le Congrès

Le 80ème congrès de l’Union des Etudiants de France s’est clôt dimanche 25 mars à Lille. Il a été marqué par la journée de commémoration des 100 ans de l’UNEF et par l’interpellation des candidats à l’élection présidentielle.
100 ans de syndicalisme étudiant
A l’occasion de son 80ème congrès national l’UNEF a fêté ses 100 ans d’existence. De nombreux acteurs du mouvement étudiant et d’anciens responsables de l’UNEF ont pris la parole jeudi 22 mars pour rappeler le rôle déterminant du syndicat étudiant au cours des grands évènements qui ont agité le XXème.
L’UNEF unie et à l’offensive
Le 80ème congrès s’est conclu par la réélection à l’unanimité de Bruno Julliard pour un nouveau mandat de 2 ans à la tête de l’UNEF.
L’UNEF est sortie rassemblée de ce 80ème congrès en adoptant une résolution à l’unanimité des délégués étudiants qui tiennent à porter la voix de toute la jeunesse au travers de 7 exigences. Les étudiants manifestent ainsi leur volonté d’un changement profond autour d’une mise en sécurité sociale de la jeunesse et d’un service public d’enseignement supérieur fort et démocratisé. Le prochain gouvernement doit se donner les moyens de changer radicalement la donne en direction de la jeunesse en répondant à ses aspirations.
Interpellation des candidats à l’élection présidentielle : l’UNEF sera vigilante
Pendant ces 4 jours de congrès, les candidats à l’élection présidentielle, ou leur représentant, se sont succédés pour répondre aux exigences des étudiants.
Les délégués étudiants de l’UNEF ont pu constater que le malaise qui anime la jeunesse de ce pays ne laisse pas indifférents les candidats à la présidence de la République. Un an après le CPE et la forte mobilisation qui l’a accompagné, l’aspiration des jeunes à l’autonomie a été entendue. L’UNEF est satisfaite que certaines de ses exigences soient reprises par les candidats, notamment celle de l’allocation d’autonomie.
L’UNEF saura rester vigilante sur les réformes mises en œuvre par le prochain gouvernement. Les promesses qui ont été faites à l’occasion du congrès de l’UNEF par les différents candidats à l’élection présidentielle ne devront pas rester lettre morte une fois les élections passées. D’autre part certaines lignes jaunes, qui ont été rappelées aux candidats lors du congrès, ne sauraient être franchies sans appeler une réponse forte de la jeunesse.
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